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mardi 29 mai 2012

Nouveau numéro de la Documentation Photographique


Lieux de mémoire européens

Nouveau numéro de la Documentation Photographique


Alors que la notion de patrimoine ne cesse de gagner en importance dans nos programmes, tout comme ceux ayant rapport avec la mémoire et l'écriture de l'histoire, la dernière livraison de la Documentation photographique vient de nous parvenir pour mieux y répondre : Lieux de mémoire européens.

Descriptif
Existe-t-il une mémoire européenne ? Dans quels lieux s’incarne-t-elle ? Autour de quels éléments se structure-t-elle ? À la suite de Pierre Nora, qui en signe l’avant-propos, ce dossier tente de dresser un tableau équilibré des mémoires européennes, entre souvenirs des ténèbres et héritages heureux, tout en montrant que l’Europe ne peut être pensée sans sa relation au monde.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/3303331280873-lieux-de-memoire-europeens#book_sommaire


Sommaire
Le point sur- L’Europe est-elle un espace de mémoire ?
- Quel lien entre Europe de la culture et Europe de la mémoire ?
- La “communauté mémorielle” européenne est-elle héritière
de la longue durée ?
- Quels concepts pour étudier les mémoires ?
- Quels projets pour saisir les mémoires européennes ?
- Pourquoi nos choix ?
Thèmes et documents
Le miroir des “valeurs” européennes
- L’humanisme
- Les Lumières
- Les droits de l’homme
- Héros et âmes damnées
- “Nouveaux mondes”
Des structures
- La place
- La cathédrale
- L’opéra
- L’usine
- Une ville : Prague
- Une dynastie : les Habsbourg
Mémoires “heureuses”
- Homère
- Rome
- Le Printemps des peuples
- 1989
Un continent de ténèbres ?
- Les champs de bataille
- Napoléon
- L’Europe des génocides
- L’ombre de la seconde guerre mondiale
L’Europe et le monde
- Islam
- Colonisation
- Cartes d’Europe
- Exils et migrations

Disponibilité:
Mis dans mon casier aujourd'hui, il sera placé au labo après notre réunion de demain. 

mardi 15 mai 2012

Programmes ECJS en vigueur en 2012 pour l'ensemble des Terminales

Programme ECJS Terminale 2012 

Le programme de la classe terminale a pour objet de confronter les élèves à quelques grandes questions de société.
Il permet d'apporter une compréhension du rôle de l'action politique, des institutions et des mouvements sociaux et culturels, du droit et de la justice dans les débats de société.
Ce programme mobilise à la fois les notions d'éducation civique acquises au collège, les savoirs enseignés dans différentes disciplines et les acquis de l'éducation civique, juridique et sociale des classes de seconde et de première.

Thèmes abordés

  • Les progrès des bio-technologies et l'action qu'elles permettent sur l'homme lui-même.
  • Le pluralisme des croyances et des cultures dans une république laïque.
  • La place de l'argent dans la vie sociale.
  • La diversité des manifestations de la violence.
Ces quatre thèmes permettent de mesurer les tensions entre, d'une part, les conceptions ou les intérêts particuliers et, d'autre part, la définition de l'intérêt général. Ce sont des questions qui surgissent, de manière récurrente, au cœur du débat démocratique. Elles engagent la responsabilité des citoyens qui sont amenés à s'informer des grands enjeux du débat politique, économique et social, à participer parfois à des délibérations collectives, à formuler souvent des choix ou à les sanctionner.

Mise en oeuvre

Le programme propose quatre thèmes : deux au moins doivent être abordés dans le cours de l'année avec l'horaire imparti à l'éducation civique, juridique et sociale.
Une évaluation de cet enseignement doit être envisagée en s'appuyant sur les productions et les prestations des élèves sous leurs différentes formes (constitution de dossiers, interventions dans des débats, contributions écrites, etc...).

Pour une pédagogie du débat

Ces thèmes, qui ont une forte résonance dans l'actualité, se prêtent particulièrement à l'organisation de débats argumentés. Les règles de cet exercice doivent être respectées pour l'intérêt même des élèves. La préparation demande le recours à des sources documentaires variées (politiques, historiques, juridiques, sociologiques, philosophiques) empruntées à des supports et des canaux d'information diversifiés (ouvrages de référence, presse, cédéroms et DVD, sites internet, etc...). Ceux-ci seront indiqués par le professeur qui exploitera au mieux les ressources du CDI.

L'organisation du travail préparatoire au débat peut mobiliser des techniques diverses selon le sujet abordé : dossiers de presse, recherche documentaire, exposés préparatoires. Il s'agit de former l'esprit critique des élèves et de les conduire à élaborer des argumentaires construits et pertinents favorisant la confrontation de points de vue initialement singuliers. Enfin, tout débat argumenté doit donner lieu à une réflexion rétrospective en classe. Il appartient au professeur et à ses élèves, à l'issue de chacun d'eux ou bien à la suite d'une synthèse plus ou moins étendue de quelques-uns d'entre eux, de mener une analyse critique des discussions et de souligner les enjeux citoyens qu'elles ont recouverts.
Les informations complémentaires se trouvent dans le B.O spécial N°8 du 13 octobre 2011 consultable ci dessous et dans la copie de ce BO située sous le lien:

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57574 

 Programme de l'enseignement commun d'ECJS
Classe terminale des séries générales
Questions de sociétéConformément aux principes généraux de l'enseignement de l'éducation civique, juridique et sociale publiés avec le programme de la classe de seconde, le programme de la classe terminale a pour objet de confronter les élèves à quelques grandes questions de société. Il permet d'apporter une compréhension du rôle de l'action politique, des institutions et des mouvements sociaux et culturels, du droit et de la justice dans les débats de société. Ce programme mobilise à la fois les notions d'éducation civique acquises au collège, les savoirs enseignés dans différentes disciplines et les acquis de l'éducation civique, juridique et sociale des classes de seconde et de première. Les thèmes abordés, les progrès des bio-technologies et l'action qu'elles permettent sur l'homme lui-même, le pluralisme des croyances et des cultures dans une république laïque, la place de l'argent dans la vie sociale, la diversité des manifestations de la violence, permettent de mesurer les tensions entre, d'une part, les conceptions ou les intérêts particuliers et, d'autre part, la définition de l'intérêt général. Ce sont des questions qui surgissent, de manière récurrente, au cœur du débat démocratique. Elles engagent la responsabilité des citoyens qui sont amenés à s'informer des grands enjeux du débat politique, économique et social, à participer parfois à des délibérations collectives, à formuler souvent des choix ou à les sanctionner.
Le programme propose quatre thèmes. Deux au moins doivent être abordés dans le cours de l'année avec l'horaire imparti à l'éducation civique, juridique et sociale. Une évaluation de cet enseignement doit être envisagée en s'appuyant sur les productions et les prestations des élèves sous leurs différentes formes (constitution de dossiers, interventions dans des débats, contributions écrites, etc.).
Ces thèmes, qui ont une forte résonance dans l'actualité, se prêtent particulièrement à l'organisation de débats argumentés. Les règles de cet exercice doivent être respectées pour l'intérêt même des élèves. La préparation demande le recours à des sources documentaires variées (politiques, historiques, juridiques, sociologiques, philosophiques) empruntées à des supports et des canaux d'information diversifiés (ouvrages de référence, presse, cédéroms et DVD, sites internet, etc.). Ceux-ci seront indiqués par le professeur qui exploitera au mieux les ressources du CDI.

L'organisation du travail préparatoire au débat peut mobiliser des techniques diverses selon le sujet abordé : dossiers de presse, recherche documentaire, exposés préparatoires. Il s'agit de former l'esprit critique des élèves et de les conduire à élaborer des argumentaires construits et pertinents favorisant la confrontation de points de vue initialement singuliers. Enfin, tout débat argumenté doit donner lieu à une réflexion rétrospective en classe. Il appartient au professeur et à ses élèves, à l'issue de chacun d'eux ou bien à la suite d'une synthèse plus ou moins étendue de quelques-uns d'entre eux, de mener une analyse critique des discussions et de souligner les enjeux citoyens qu'elles ont recouverts.

Thème 1 : La bioéthique 
ObjectifsQuelles sont les règles qui peuvent ou qui doivent régir la vie humaine en tant qu'elle est, précisément, la vie ? Car la vie humaine ne se laisse pas réduire au fil naturel des choses. Nous naissons, nous vivons, nous mourons enracinés dans un univers social dont les usages, les lois ou les idéaux traversent de part en part l'existence que nous menons.
Sur ce sujet, les réflexions ayant vu le jour dans le cours des années soixante se sont cristallisées autour de la notion complexe de « bioéthique ». Celle-ci renvoie évidemment à une éthique, dont on considère généralement qu'elle concerne les principes premiers de l'action ; à une morale, dont on juge qu'elle se rapporte aux mœurs ; à la loi, dont on admet qu'elle doive ordonner les interactions humaines au plan privé comme public ; à la coutume ou à l'usage enfin, dont on estime qu'ils se substituent parfois utilement aux silences de la loi.
La complexité de la notion de « bioéthique », et par conséquent du problème qu'elle recouvre, tient donc à deux choses : d'une part, au fait qu'elle a trait à la vie dans ce qu'elle a d'infini, à savoir sa dignité, son inappropriabilité et son irremplaçabilité et, d'autre part, au fait qu'elle englobe des modes de régulation multiples et parfois mal ajustés les uns aux autres. Travailler sur le thème de la « bioéthique », c'est ainsi, principalement, tenter de démêler l'écheveau des principes normatifs auxquels s'adosse l'action effective et souvent efficace des hommes sur d'autres hommes et même sur la vie en général (question de la responsabilité humaine à l'égard de la vie et des êtres vivants, de leur conservation ou de leur transformation).

Mise en œuvre 
Ce thème peut donner lieu à des travaux et des débats variés, à différents niveaux, pour expliciter les différentes dimensions de la question.Les suggestions qui suivent figurent à titre d'exemple au choix des professeurs.

Le début de vieLe don de la vie peut désormais être pris dans un essaim de déterminations éthiques, religieuses, sociales et technologiques. Le désir de donner la vie est parfois exprimé par des personnes qui ne sont pas en mesure d'avoir des enfants. Jusqu'où est-il permis de manipuler le corps pour lui faire donner la vie ?
Patients, médecins, institutions de soinsVivre, c'est avoir le souci de sa santé, et parfois affronter la maladie et la douleur. Le plus souvent anodine, cette expérience peut atteindre un degré extrême de rigueur. Or la maladie n'est pas un simple phénomène organique et objectivable : c'est une expérience humaine qui témoigne de la rencontre d'un patient avec non seulement un médecin, mais des équipes soignantes et une institution. Quelles sont les règles de leur dialogue ? Il y a ce qu'exigent les règlements administratifs, ce que demandent les lois, mais aussi ce que veut une société qui se donne ou ne se donne pas les moyens de prodiguer des soins à ses membres. L'exercice des responsabilités individuelles et collectives en matière de santé prend ainsi toute sa dimension éthique.
La fin de vieComme la maladie, la mort a généralement lieu au cœur d'un lourd dispositif technique et institutionnel. Parfois, elle appelle des décisions : traitements létaux de la douleur ou arrêt des soins. Parfois, ouvrant la possibilité d'une transplantation d'organe, elle offre un espoir à un patient en attente de greffe. Mais comment déterminer la fin ultime d'une vie ? Quels principes pour régir le don d'organe ? Comment, même, susciter un tel don ?

Thème 2 : Pluralisme des croyances et des cultures dans une république laïque 
ObjectifsLes sociétés démocratiques sont des sociétés d'échanges et d'ouverture qui revendiquent leur diversité ; elles réunissent des populations dont les origines historiques, les convictions religieuses, les situations sociales sont différentes. La citoyenneté, par principe, assure dans l'unité de la République l'égale dignité de chacun et le respect de ses croyances et opinions.
Les principes qui régissent notre république laïque ont été fixés par la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État : neutralité religieuse de l'État, liberté de conscience, libre exercice des cultes et de leur célébration en réunion publique dans des lieux appartenant ou mis à disposition des associations cultuelles, sous réserve de ne pas troubler l'ordre public.
Les débats sur l'acceptation de la diversité dans l'espace public, sur les réponses à apporter aux revendications d'expression identitaire et culturelle mettent en jeu la liberté de chacun d'une part et le respect du cadre collectif de la République d'autre part. Ces débats s'inscrivent dans un contexte de transformation du lien historique entre citoyenneté et nation, lui-même lié aux effets de la mondialisation qui favorise la diffusion de nouvelles références culturelles dans les sociétés.

Mise en œuvre 
Ce thème peut donner lieu à des travaux et des débats variés. Les suggestions qui suivent figurent à titre d'exemple ; elles ne sont pas exclusives d'autres entrées.  

Histoire et actualité de la laïcitéLa laïcité est la condition juridique de la liberté de conscience et d'opinion qui en fait un concept fondateur de la République française. Elle résulte d'une histoire politique dont la spécificité sera d'autant mieux perçue qu'elle sera mise en perspective dans le contexte général des démocraties. Des exemples de questions récemment posées à l'école, sur les relations entre domaines public et privé, sur la neutralité des enseignants et des programmes, sur les obligations des élèves et des familles, conduisent à réfléchir sur les rapports actuels entre laïcité, société et République.
Dérives sectaires et intégrismesLes dérives sectaires peuvent être appréhendées comme étant le fait de groupes utilisant des masques philosophiques, religieux ou thérapeutiques pour dissimuler des objectifs de pouvoir, d'emprise et d'exploitation des adeptes. Comme les intégrismes, elles conduisent à l'intolérance et à l'isolement.
Une fois évalués la réalité et l'impact de ces phénomènes dans la société française contemporaine, on étudie les mécanismes et les discours qu'ils mettent en œuvre. En quoi sont-ils susceptibles de menacer les libertés démocratiques ? Quels sont les moyens pour la République de les contenir et de s'en protéger ?
Culture commune et diversités culturellesLa conciliation de la liberté culturelle de chacun et des exigences de la vie collective est une question qui se pose fréquemment. L'exercice de la citoyenneté suppose une culture commune. L'exemple de langue peut être étudié. Les États-nations, depuis la fin du XVIIIème siècle, bataillent pour réaliser une unité linguistique sur leurs territoires. Aujourd'hui, dans un monde où l'équilibre linguistique s'est profondément transformé, où se sont imposées une petite douzaine de langues et où s'est affirmée l'hégémonie de l'anglais, la question de l'attachement aux langues minoritaires et régionales peut se poser autrement. Les liens entre la langue et l'économie, entre les langues et la démocratie doivent être pris en compte. L'étude des politiques actuelles de la langue en France, replacée dans une perspective historique, permet de mener une réflexion sur l'unité et la diversité des cultures.

Thème 3 : Argent et société 
ObjectifsL'argent est un « fait social total », c'est-à-dire un phénomène omniprésent dans la vie économique et sociale, aux significations les plus diverses, puisqu'il désigne aussi bien le capital, le patrimoine, le salaire, l'épargne ou le crédit. Si l'argent est souvent présenté comme un instrument neutre dans la théorie économique, on ne peut pourtant pas l'envisager exclusivement à partir de ses fins utilitaires, qui sont de faciliter les échanges et de servir d'instrument de mesure et de réserve des valeurs. L'argent, en d'autres termes, n'échappe pas à la réflexion éthique.
Les rôles de l'argent dans la société sont multiples. Ils tiennent aussi bien aux conditions de son acquisition qu'à celles de son usage. En ce qui concerne l'acquisition, on distingue la rémunération du travail, la constitution et l'accroissement du capital productif ou encore les revenus de la propriété (loyers, revenus des valeurs mobilières). Pour ce qui est de l'usage, il y a lieu de considérer l'argent comme moyen de se procurer des biens et services, l'argent qui sert à afficher son rang social (consommation ostentatoire) ou encore l'argent que l'on thésaurise sous les formes les plus variées.
L'argent peut aussi être vu comme étant constitutif du lien social. Il exprime la confiance ou la défiance dans la communauté sociale et politique. Le rapport entre l'argent et la qualité des relations humaines est avéré : l'argent facilite les échanges, « adoucit les mœurs » (Montesquieu) et constitue un instrument de liberté. Cependant, il développe aussi les égoïsmes, suscite des phénomènes d'aliénation et nourrit des formes de violence réelle et symbolique.
Enfin, dans le registre du pouvoir, l'argent a été au fondement de l'émergence des États modernes : sans signe monétaire, il n'y a ni administration centrale, ni relations humaines gérées selon un droit codifié par des règles impersonnelles. En même temps, l'argent est également un outil permettant la puissance et la domination.

Mise en œuvre 
Sur le thème « argent et société », la réflexion peut être fondée sur les exemples suivants, parmi d'autres.

Argent et « moralisation financière »Les crises du capitalisme financier alimentent de manière récurrente les débats de société. Ces crises sont en grande partie dues au fait que l'activité financière s'est peu à peu déplacée vers des activités de plus en plus rémunératrices, mais risquées, et d'une utilité sociale qui est discutée. Quels sont aujourd'hui les termes du débat sur la régulation de l'économie financière ?
Argent et modes de vieLa valorisation de l'argent, comme fin en soi, imprègne désormais de plus en plus les rapports sociaux. Certains comportements montrent que la monnaie devient parfois une valeur absolue et interrogent non seulement notre « rapport à l'argent » mais, plus profondément, nos choix de société. Plusieurs débats peuvent être menés pour approfondir les usages sociaux de l'argent, sur la nature de la société de consommation, sur les problèmes de l'endettement ou sur les grands écarts de rémunération.
Argent et engagement socialDans une société de marché, la monnaie est parfois « demandée pour elle-même » et sa transformation de moyen en fin peut menacer sa fonction authentique qui est de favoriser les échanges. De nombreuses initiatives existent à travers le monde pour promouvoir un usage de la monnaie fondé sur l'engagement social. On pourra comparer l'exemple des microcrédits avec celui des systèmes d'échanges locaux (SEL) ou celui des « banques de temps ». On pourra également s'intéresser à l'exemple des activités philanthropiques.

Thème 4 : Violence et société
ObjectifsLa violence définit toute atteinte par la force ou par tout autre moyen à l'intégrité physique ou morale d'une personne ou d'un groupe. Elle est en tant que telle un fait ordinaire des sociétés humaines. L'effort des civilisations a été et demeure d'en limiter l'extension et de la contrôler par des procédures de prévention et de règlement des conflits. C'est une fonction essentielle du droit et de la justice en raison de quoi Max Weber a pu suggérer que l'État « revendique avec succès, pour son propre compte, le monopole de la violence physique légitime ».
Dans notre société, sous des formes très diverses, la violence est à la fois banalisée - sa représentation est omniprésente dans les médias - et insupportable. Le répertoire en est effectivement très vaste et concerne, par exemple, autant l'espace public (la rue) que la sphère privée (la famille). L'idée de violence mêle des phénomènes de nature différente qui doivent être distingués. Certaines atteintes sont de nature physique (coups et blessures), d'autres peuvent être symboliques (insultes, discriminations, humiliations).
Or les débats sur la violence et ses manifestations sont fréquents dans la vie politique et sociale. Ils animent également de nombreuses recherches en sciences humaines et sociales, témoignant par là du fait qu'ils permettent de comprendre l'état d'une société à un moment historique donné. C'est pourquoi il importe d'apprendre à faire la part, dans la réalité et l'appréhension de ce phénomène, des responsabilités individuelles et des responsabilités collectives.

Mise en œuvre 
Ce thème peut donner lieu à des travaux et des débats variés, à différents niveaux, pour expliciter les différentes dimensions de la question. Les suggestions qui suivent figurent à titre d'exemple au choix des professeurs.

La violence et le sportPlusieurs formes de violence sont ici à l'œuvre. Les sports de combat (boxe, karaté, judo) et les sports collectifs (football, rugby, etc.) institutionnalisent et réglementent la compétition. Dans les stades, des groupes de supporters peuvent passer de l'agressivité à l'agression vis-à-vis d'autres groupes. La violence peut s'exercer également dans le monde même du sport et sur ses protagonistes, avec notamment le phénomène du dopage. Une réflexion sur les pratiques sportives permet en somme de comprendre les rapports que le sport entretient avec notre société.
La violence et la jeunesseLes phénomènes d'incivilité et de délinquance concentrent souvent l'attention sur les comportements violents de jeunes adolescents. Cela amène à oublier que les jeunes sont souvent les premières victimes des violences, notamment par des formes diverses de racket qui touchent le milieu scolaire. La manière dont les jeunes sont exposés à la violence aujourd'hui dans notre société doit s'éclairer par une mise en perspective historique du rôle que pouvait jouer la violence comme rite de passage dans les sociétés traditionnelles. Elle doit surtout permettre un débat sur le rôle respectif des déterminants sociaux et culturels, des institutions, des familles et des individus.
La violence et le travailLe travail demeure le fondement de la vie et donc de la réalité sociale. Il contribue à définir l'identité individuelle et participe à l'estime de soi. Il donne également un revenu et des droits et organise enfin une grande part de l'existence individuelle et collective. C'est précisément dans la mesure où le travail se présente comme une activité humaine essentielle que l'expérience du chômage peut être vécue comme une forme de violence sociale. De même, la prise en compte des risques psycho-sociaux (RPS) au travail (stress, harcèlement, etc.) peut apparaître comme le signe de l'importance croissante accordée à l'organisation du travail et aux relations interindividuelles qui le traversent.

dimanche 6 mai 2012

Laboratoire: spécimens, ordinateur et formation

Laboratoire:
Depuis vendredi, le nouvel ordinateur du labo est installé et je l'ai mis en réseau. J'en ai également profité pour nettoyer cafetière et théière.

Il faudra d'ailleurs que l'on discute ensemble de l'opportunité de gérer café et thé ensemble, et peut-être autrement.

Spécimens:
Des cartons sont dans le laboratoire pour les livres de 3ème et terminales des anciens programmes. Quant aux nouveaux spécimens, ils ont été rangés à leur place dans les rayonnages. Si vous récupérez vos exemplaires au cdi, n'hésitez pas à faire de même.

Choix des livres de 3ème et de Terminales:
Si vous avez le temps de les regarder en détail, ce serait appréciable de commencer à réfléchir au choix de manuel pour ces deux niveaux au regard des spécimens reçus.

Formation Terminales S/ES/L:
Jean-Claude et moi-même, nous assisterons ce mercredi à la formation académique réservée aux nouveaux programmes de Terminales et nous en ferons un compte-rendu à notre retour via le blog ou/et dans le cadre d'une réunion à prévoir.


mercredi 2 mai 2012

Programme de 3e - présentation et séquences académiques

Présentation académique des programmes de 3ème

Jean-Louis Carnat, Véronique Grandpierre, Jacqueline Jalta et Jean-Pierre Lauby, IA-IPR, ont présenté, le 8 février 2012 à l'Ecole alsacienne, les épreuves d'histoire-géographie et d'histoire des arts du DNB et ont exposé leurs éclairages sur les nouveaux programmes de Troisième applicables à la rentrée 2012.


Séquences pédagogiques proposées pour la classe de 3ème par GIPTIC 

Les professeurs du groupe Collège et du GIPTIC (groupe d'intégration pédagogique des technologies de l'information et de la communication) ont pour mission de produire, sous le pilotage de Jean-Louis Carnat, Véronique Grandpierre, Jacqueline Jalta et Jean-Pierre Lauby, IA-IPR de l'académie, des séquences pour la mise en œuvre des nouveaux programmes. Ils proposent des démarches complètes en histoire, géographie et éducation civique, sur les thèmes du programme de 3e applicable à la rentrée 2012.




L'entreprise Renault, 3ème  

Chaîne de montage 1930 Partie I : un siècle de transformations scientifiques, technologiques, économiques et sociales. Thème 2 : l’évolution du système de production et ses conséquences sociales. Par Laurence Ruimy et Régine Vignat.

Un espace de production industrielle : les Yvelines, 3ème

Étude de cas portant sur l'usine Renault de Flins et l'exemple complémentaire de l'usine Thalès de Vélizy, qui permet d'aborder des aspects de la Défense nationale et une opération extérieure dans le cadre d'un mandat de l'ONU.

Vignette tubérculose 1935 Partie I : un siècle de transformations scientifiques, technologiques, économiques et sociales. Thème 1 : les grandes innovations scientifiques et technologiques. Par Émilie Giniès, Marie-Pierre Jolly, Jean-Luc Kharitonnoff.
 
 
 
 
 
Photo Congrès de Tours

La République de l’entre-deux-guerres : victorieuse et fragilisée. 3ème.   

En quoi la vie politique en France entre 1917 et 1940 est-elle marquée par l’impact de la révolution russe et les crises ? Partie IV : la vie politique en France. Thème 1. Intègration des archives audio-visuelles de l’époque. Par Émilie Giniès, Marie-Pierre Jolly, Jean-Luc Kharitonnoff.


Fiches ressources du nouveau programme de Terminales ES et L

Fiches ressources programme de terminale ES/L 2012

Les nouveaux programmes d'enseignement d'histoire et de géographie de la classe terminale des séries ES et L, parus au Bulletin officiel spécial n°8 du 13 octobre 2011, entrent en application à la rentrée de l'année scolaire 2012-2013.

De l'usage des fiches ressources

Pour aider à la mise en oeuvre des nouveaux programmes, des ressources ont été conçues sous forme de fiches. Dans les deux disciplines, elles donnent les éclairages scientifiques qui apparaissent nécessaires sur les différents thèmes, notions, problématiques, en tenant compte des sources propres à l'histoire des arts et en proposant des prolongements bibliographiques et sitographiques.

Utiliser sa liberté pédagogique

Les ressources et documents proposés aux enseignants garantissent le principe de liberté pédagogique, il revient à chaque enseignant de s'approprier les programmes dont il a la charge, d'organiser le travail de ses élèves et de choisir les méthodes qui lui semblent les plus adaptées en fonction des objectifs à atteindre.

Fiches d'histoire

Regards historiques sur le monde actuel

  Thème 1 - Le rapport des sociétés à leur passé (9-10h)

Thème 2 - Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux Etats-Unis de la fin du XIXe siècle à nos jours (15-17h)

Thème 3 - Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours (17-18h)

Thème 4 - Les échelles de gouvernement du monde

  • Fiches de géographie

Fiches de géographie



Nouveau programme de Terminale ES et L

Programme de l'enseignement spécifique d'histoire-géographie
Classe terminale des séries ES et L
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57575

Préambule La classe de première a permis d'approfondir l'approche synthétique et problématisée propre à l'enseignement de l'histoire et de la géographie au lycée et de répondre, grâce à la recherche du sens et à l'exercice du raisonnement et de l'esprit critique, aux finalités culturelles, civiques et intellectuelles de cet enseignement.
En classe de terminale des séries ES et L, l'histoire et la géographie font partie des enseignements obligatoires.
Les programmes de cette classe, identiques pour les deux séries, donnent des clés pour une lecture historique et géographique du monde actuel. Les modalités de leur mise en œuvre s'inscrivent dans la continuité de celles des programmes des classes de seconde et de première :
- parité horaire entre les deux disciplines ;
- place importante des études de cas en géographie et des études délimitées et mises en perspective en histoire ;
- utilisation des technologies de l'information et de la communication ;
- liberté et responsabilité pédagogiques du professeur qui peut construire son itinéraire, non seulement au sein de chacun des programmes d'histoire et de géographie, mais encore en les articulant, autant qu'il le jugera nécessaire, autour de points de convergence.
Cette mise en œuvre doit également préparer les élèves à la poursuite d'études supérieures grâce à l'acquisition de connaissances et à l'approfondissement des capacités et des méthodes figurant dans le tableau qui suit et qui ont été progressivement maîtrisées de la seconde à la première. Dans cette perspective, une attention soutenue sera particulièrement accordée au développement du sens critique et à l'organisation d'un travail autonome.
Capacités et méthodesI - Maîtriser des repères chronologiques et spatiaux
1) Identifier et localiser- nommer et périodiser les continuités et ruptures chronologiques
- nommer et localiser les grands repères géographiques terrestres
- situer et caractériser une date dans un contexte chronologique
- nommer et localiser un lieu dans un espace géographique
2) Changer les échelles et mettre en relation- situer un événement dans le temps court ou le temps long
- repérer un lieu ou un espace sur des cartes à échelles ou systèmes de projection différents
- mettre en relation des faits ou événements de natures, de périodes, de localisations spatiales différentes (approches diachroniques et synchroniques)
- confronter des situations historiques ou/et géographiques
II - Maîtriser des outils et méthodes spécifiques
1) Exploiter et confronter des informations- identifier des documents (nature, auteur, date, conditions de production)
- prélever, hiérarchiser et confronter des informations selon des approches spécifiques en fonction du document ou du corpus documentaire
- cerner le sens général d'un document ou d'un corpus documentaire et le mettre en relation avec la situation historique ou géographique étudiée
- critiquer des documents de types différents (textes, images, cartes, graphes, etc.)
2) Organiser et synthétiser des informations- décrire et mettre en récit une situation historique ou géographique
- réaliser des cartes, croquis et schémas cartographiques, des organigrammes, des diagrammes et schémas fléchés, des graphes de différents types (évolution, répartition)
- rédiger un texte ou présenter à l'oral un exposé construit et argumenté en utilisant le vocabulaire historique et géographique spécifique
- lire un document (un texte ou une carte) et en exprimer oralement ou par écrit les idées clés, les parties ou composantes essentielles ; passer de la carte au croquis, de l'observation à la description
3) Utiliser les Tic - ordinateurs, logiciels, tableaux numériques ou tablettes graphiques pour rédiger des textes, confectionner des cartes, croquis et graphes, des montages documentaires
III - Maîtriser des méthodes de travail personnel
1) Développer son expression personnelle et son sens critique- utiliser de manière critique les moteurs de recherche et les ressources en ligne (internet, intranet de l'établissement, blogs)
- développer un discours oral ou écrit construit et argumenté, le confronter à d'autres points de vue
- participer à la progression du cours en intervenant à la demande du professeur ou en sollicitant des éclairages ou explications si nécessaire
2) Préparer et organiser son travail de manière autonome- prendre des notes, faire des fiches de révision, mémoriser les cours (plans, notions et idées clés, faits essentiels, repères chronologiques et spatiaux, documents patrimoniaux)
- mener à bien une recherche individuelle ou au sein d'un groupe ; prendre part à une production collective
- utiliser le manuel comme outil de lecture complémentaire du cours, pour préparer le cours ou en approfondir des aspects.

Histoire -
Regards historiques sur le monde actuelIntroductionLe programme de terminale des séries ES et L se situe dans la continuité de ceux de seconde et de première. Il en reprend l'organisation thématique déclinée en questions, elles-mêmes abordées à partir d'études précises. Il permet d'acquérir des connaissances et d'approfondir des capacités et des méthodes acquises lors des deux années précédentes, en accordant une grande place à l'organisation du travail autonome et au travail critique sur les sources. Parmi ces dernières, les productions artistiques doivent faire l'objet d'une attention particulière, conformément aux objectifs de l'enseignement de l'histoire des arts.
Ce programme, qui offre l'opportunité de développer une réflexion historique et d'appréhender les démarches de la discipline, est ainsi de nature à préparer les élèves aux exigences de l'enseignement supérieur en leur permettant d'approfondir leur réflexion historique et d'appréhender les démarches de la discipline.
Le fil conducteur du programmeLe programme propose un éclairage des enjeux majeurs du monde actuel à partir du regard spécifique de l'historien. Afin de faire comprendre d'emblée ce qui caractérise ce regard, le premier thème est consacré à une réflexion sur la discipline, montrant ce qui différencie l'histoire d'autres rapports des sociétés à leur passé, le rapport patrimonial et le rapport mémoriel, et mettant en évidence la démarche critique de l'historien et ses outils. Les trois thèmes suivants (« Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux États-Unis de la fin du XIXème siècle à nos jours », « Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours», « Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours ») ont été choisis de façon à ce que soient abordés des sujets essentiels à la compréhension du monde actuel, en faisant appel à des temporalités différentes adaptées à chacun des thèmes.
Pour traiter le programmeLes quatre thèmes sont déclinés en dix questions dont la mise en œuvre se fait à partir d'études reliées aux problématiques des thèmes et des questions. Loin de constituer une juxtaposition d'objets singuliers, ces études, choisies en fonction de leur pertinence pour faire comprendre une période et/ou un phénomène historique, doivent être sous-tendues par une problématique et impliquent une mise en perspective par rapport à la question traitée.
Le professeur exerce pleinement sa liberté et sa responsabilité pédagogiques. Il a la possibilité de construire son propre itinéraire en traitant les thèmes dans un ordre différent de celui de leur présentation, à l'exclusion du thème 1 qui doit ouvrir obligatoirement la mise en œuvre du programme. À l'intérieur de chaque thème, les questions peuvent être traitées dans un ordre différent.

Thème 1 - Le rapport des sociétés à leur passé (9-10 heures)

QuestionsMise en œuvre
Le patrimoine : lecture historiqueUne étude au choix parmi les trois suivantes :
- Le centre historique de Rome ;
- La vieille ville de Jérusalem ;
- Le centre historique de Paris.
Les mémoires : lecture historique
Une étude au choix parmi les deux suivantes :
- L'historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ;
- L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie.

Thème 2 - Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux États-Unis de la fin du XIXème siècle à nos jours (15-17 heures)
QuestionsMise en œuvre
Socialisme et mouvement ouvrierSocialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875.
Médias et opinion publiqueMédias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l'affaire Dreyfus.
Religion et sociétéReligion et société aux États-Unis depuis les années 1890.

Thème 3 - Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours (17-18 heures)
QuestionsMise en œuvre
Les chemins de la puissance- Les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918).
- La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 ».
Un foyer de conflitsLe Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

Thème 4 - Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours (16-17 heures)

QuestionsMise en œuvre
L'échelle de l'État-nation Gouverner la France depuis 1946 : État, gouvernement et administration. Héritages et évolutions.
L'échelle continentale Le projet d'une Europe politique depuis le congrès de La Haye (1948).
L'échelle mondialeLa gouvernance économique mondiale depuis 1944. 

En histoire, comme en géographie, le programme est conçu pour être traité dans un horaire annuel de 57 à 62 heures.
Géographie - Mondialisation et dynamiques géographiques des territoiresIntroductionCe programme se situe dans le prolongement de celui des classes de seconde et de première, tant du point de vue des connaissances que des capacités et des méthodes à acquérir par les élèves. La classe de terminale doit permettre une préparation à l'enseignement supérieur. Une attention soutenue sera ainsi accordée à l'acquisition d'une plus grande autonomie par les élèves et à l'exercice du sens critique qui fait l'objet d'un point de programme spécifique dédié à une réflexion sur les enjeux de la représentation cartographique.
Le fil conducteur du programmeEn classe de première, en histoire et en géographie, une approche du processus de mondialisation a déjà été entreprise. Le programme de terminale approfondit cette thématique et l'articule avec d'autres grilles de lecture du monde ; le phénomène de mondialisation est ainsi mis en regard avec des logiques plurielles d'organisation de l'espace mondial (géo-économiques, géopolitiques, géo-environnementales et géoculturelles). Le programme propose des approches territoriales à différentes échelles, de la ville aux grandes aires continentales, pour prendre en compte la complexité et les évolutions d'une planète mondialisée.
Pour traiter le programmeLe programme comporte huit questions organisées en trois thèmes.
Le premier thème vise à présenter et à discuter quelques grandes notions et grilles d'analyse (développement, développement durable, puissance, réseaux, mondialisation, Nord/Sud, centre/périphérie, aires de civilisation, rôle des États, etc.) permettant une lecture des territoires mondiaux. Ces outils sont mis au service de l'étude d'un espace dont la situation géographique sur la planète est complexe : la Russie. Les grilles de lecture du thème 1 seront ensuite reprises tout au long du programme. Ce thème est donc obligatoirement étudié en début d'année.
Le thème 2 aborde les dynamiques de la mondialisation. Le thème 3 porte sur trois grandes aires continentales, appréhendées chacune selon une problématique spécifique. Pour chaque aire continentale, le programme prévoit trois entrées qui éclairent cette problématique : une étude de cas, une thématique générale et l'étude d'un ou de deux États (dans ce dernier cas, l'approche est comparative). Le professeur détermine l'ordre dans lequel les thèmes 2 et 3 sont traités en fonction de son projet pédagogique. De même, au sein de ces thèmes 2 et 3, les différentes questions peuvent être abordées dans un ordre librement choisi.
Comme en classes de seconde et de première, le programme accorde une place substantielle aux études de cas ; celles-ci ont une portée générale par les problématiques qu'elles soulèvent, les méthodes qu'elles mettent en œuvre, les enjeux et les choix qu'elles illustrent.
On accordera une place essentielle à la construction de représentations cartographiques par les élèves (croquis et schémas) afin de rendre compte des multiples dimensions territoriales du programme.

Thème 1 introductif - Clés de lectures d'un monde complexe (10-11 heures)


Questions Mise en œuvre
Des cartes pour comprendre le monde L'étude consiste à approcher la complexité du monde par l'interrogation et la confrontation de grilles de lectures géopolitiques, géo-économiques, géoculturelles et géo-environnementales.
Cette étude, menée principalement à partir de cartes, est l'occasion d'une réflexion critique sur les modes de représentations cartographiques.
Des cartes pour comprendre la RussieLes grilles de lectures de la question 1 sont utilisées pour appréhender la complexité d'une situation géographique :
- La Russie, un État-continent eurasiatique en recomposition.
Thème 2 - Les dynamiques de la mondialisation (18-20 heures)
QuestionsMise en œuvre
La mondialisation en fonctionnement- Un produit mondialisé (étude de cas).
- Processus et acteurs de la mondialisation.
- Mobilités, flux et réseaux.
Les territoires dans la mondialisation- Une ville mondiale (étude de cas).
- Pôles et espaces majeurs de la mondialisation ; territoires et sociétés en marge de la mondialisation.
- Les espaces maritimes : approche géostratégique.
La mondialisation en débat- États, frontières et mondialisation.
- Débats et contestations.
Thème 3 - Dynamiques géographiques de grandes aires continentales (29-31 heures)
Questions Mise en œuvre
L'Amérique : puissance du Nord, affirmation du Sud- Le bassin caraïbe : interface américaine, interface mondiale (étude de cas).
- Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales.
- États-Unis-Brésil : rôle mondial, dynamiques territoriales.
L'Afrique : les défis du développement- Le Sahara : ressources, conflits (étude de cas).
- Le continent africain face au développement et à la mondialisation.
- L'Afrique du Sud : un pays émergent.
L'Asie du Sud et de l'Est : les enjeux de la croissance- Mumbai : modernité, inégalités (étude de cas).
- L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance.
- Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales.
En géographie, comme en histoire, le programme est conçu pour être traité dans un horaire annuel de 57 à 62 heures.

Nouveau programme DNL de Terminale

Programme Terminale retenu en DNL à partir de 2013

Mention européenne 2013

L’épreuve orale pour la mention européenne du baccalauréat à compter de la session 2013 prendra appui sur les programmes des sections L et ES, y compris pour les élèves de S qui auront choisi de poursuivre en section européenne.
Pour les trois académies franciliennes, les Inspections pédagogiques régionales ont établi une liste commune des thèmes au sein de laquelle les enseignants choisiront ceux qu’ils traiteront dans leur enseignement.
Deux questions doivent être traitées en histoire, prises dans les deux thèmes retenus, et deux questions en géographie, prises dans deux des trois thèmes retenus.

Les thèmes retenus sont :

Histoire :

  • Thème 1 - Le rapport historique des sociétés à leur passé.
  • Thème 2 - Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux États-­Unis de la fin du XIXe siècle à nos jours.

Géographie :

  • Thème 1 - Clés de lecture d'un monde complexe.
  • Thème 2 - Les dynamiques de la mondialisation.
  • Thème 3 - Dynamiques géographiques de grandes aires continentales.
Chacun des thèmes choisi se déclinera suivant le champ culturel et linguistique de la DNL concernée.

DETAILS DES THEMES RETENUS:
http://www.ac-paris.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-03/programme_baccalaureat_a_compter_de_la_session_2013.pdf

 

Nouveau programme de l'option Terminale S

Nouveau programme de l'option en Terminale S

Des clés historiques et géographiques pour lire le monde

Introduction
 Les élèves de la série S qui font le choix de suivre l'enseignement optionnel d'histoire et de géographie en terminale ont l'opportunité d'étudier de nouveaux champs de connaissances nécessaires à la compréhension de notre époque. Ces « clés pour lire le monde » permettent d'enrichir une culture générale historique et géographique et d'approfondir des méthodes utiles à la poursuite d'études supérieures.

Le fil conducteur du programme
 Le programme se compose de quatre questions qui associent l'histoire et la géographie, soit en privilégiant des études propres à chaque discipline, soit en proposant une analyse croisée (exemple : « Représentations et cartes du monde depuis l'Antiquité »). Cette conception originale permet de mettre en exergue les convergences entre les deux disciplines autant que leurs démarches spécifiques.

Les questions 1 et 2, consacrées à l'étude de la mondialisation et d'enjeux géopolitiques planétaires, recoupent des thèmes traités dans le cadre des programmes d'histoire et de géographie de terminale des séries ES et L.

Les questions 3 et 4 sont abordées selon des approches liées aux objectifs de formation scientifique de la série S : la question 3 « Représenter le monde », qui recoupe partiellement l'une des questions du programme de géographie de la classe de terminale des séries ES et L (« Des cartes pour comprendre le monde »), propose une réflexion critique, notamment sur les techniques de conception et les usages des cartes, des images satellites et des systèmes d'information géographique. La question 4 « Innovations et sociétés » permet d'aborder de grands enjeux scientifiques de notre temps (l'innovation technologique, la santé, la course à l'espace) dans leurs rapports aux sociétés et aux territoires.

Pour traiter le programme
Ce programme se prête à de nombreuses possibilités d'itinéraires et à une grande diversité de situations d'apprentissage, dans le cadre de la liberté et de la responsabilité pédagogiques du professeur. Il s'agit de traiter trois questions sur les quatre prévues dans le programme. Elles peuvent être abordées dans un ordre différent de celui de leur présentation. Chaque question propose une étude obligatoire, complétée par une étude au choix. Cette organisation très souple, propre au caractère optionnel de cet enseignement, permet d'approfondir un certain nombre d'objectifs méthodologiques :

- la confrontation de situations historiques ou/et géographiques ;
- l'analyse de cartes historiques et géographiques, en prenant appui si possible sur les Tice ;
- la maîtrise de l'expression orale et la construction d'un discours argumenté.
Pour traiter les trois questions choisies, les situations d'apprentissage peuvent notamment prendre appui sur des recherches et des productions personnelles des élèves, qui seront autant d'occasions de développer la capacité à conduire un travail autonome ou au sein d'un groupe et d'apprendre à le communiquer.

Des clés historiques et géographiques pour lire le monde
On traite trois questions au choix parmi les quatre suivantes.

Question 1 - La mondialisation en fonctionnement
- La mondialisation : processus, acteurs et territoires.
- Une étude au choix parmi les deux suivantes :
. un produit dans la mondialisation, du début du XXème siècle à nos jours,
. sport, mondialisation et géopolitique depuis les années 1930.
Question 2 - Enjeux et recompositions géopolitiques du monde- Les chemins de la puissance : les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918).
- Une étude au choix parmi les deux suivantes :
. les espaces maritimes aujourd'hui : approche géostratégique,
. le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Question 3 - Représenter le monde - Représentations et cartes du monde depuis l'Antiquité.
- Une étude au choix parmi les deux suivantes :
. des outils pour la géographie : images satellites ou systèmes d'information géographiques (au choix),
. les cartes, enjeux politiques : approche critique.
Question 4 - Innovation et sociétés - Les territoires de l'innovation dans le monde actuel.
- Une étude au choix parmi les deux suivantes :
. la lutte contre les maladies infectieuses depuis Pasteur,
. la course à l'espace depuis la Seconde Guerre mondiale.

Modalités de l'épreuve orale  d'évaluation
Épreuve orale
Durée: 20 minutes
Temps de préparation : 20 minutes
L'épreuve est notée sur 20.
L'épreuve porte sur le programme de l'enseignement facultatif d'histoire-géographie de la classe de terminale de la série S.
Le candidat choisit un sujet parmi deux proposés par l'examinateur. Les sujets portent sur les questions et les études traitées en classe, figurant sur une liste conforme au programme, signée par le professeur et le chef d'établissement et portant le cachet du lycée.
Si une production personnelle a été réalisée au cours de l'année, elle peut être mentionnée sur cette liste et, dans ce cas, le candidat s'en munit.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires privés hors contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. La liste est alors constituée par le candidat lui-même en conformité avec le programme de la classe de terminale.
Le questionnement qui suit l'exposé du candidat peut déborder le cadre strict du sujet choisi.

Textes de référence:
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57527
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57473

 

Nouveau programme de 3e

Nouveau programme de 3e

Présentation des nouveaux programmes de 3e et du nouveau DNB par les  IA-IPR de Paris

Programme de 3e en vigueur à la rentrée 2012

Présentation des nouvelles épreuves du DNB

Tableau épreuve DNB
Quelques séquences académiques illustrant certains thèmes du nouveau programme